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CREDECO

Le Centre de recherche en droit économique (CREDECO) est dirigé par les Professeurs Jean-Baptiste Racine et Pascale Steichen .

I) Présentation des axes de l’équipe et de leur évolution

L’hypothèse qui a été à l’origine de la création du CREDECO est toujours pertinente aujourd’hui, spécialement dans un cadre d’économie mondialisée. Elle avait été formulée ainsi :

Les phénomènes de concentration et de concurrence sont au cœur de la mutation des systèmes juridiques contemporains. De manière générale, les profondes mutations économiques de la société ont largement contribué sur le plan juridique à faire éclater les structures, à renouveler les concepts utilisés et les techniques mises en œuvre. C'est l'étude de ces mutations du droit qui constitue le domaine de recherche du CREDECO. De manière plus spécifique, c'est la montée des régulations par les marchés et les phénomènes qui lui sont associés qui ont retenu l'attention des chercheurs autour de six programmes traditionnels.  Le CREDECO a entendu ces dernières années poursuivre ses recherches sur les grands axes de ses programmes en les liant à de nouvelles perspectives comme les notions de régulation, de « risque », de développement durable et d’ordre concurrentiel qui sont apparus, en définitive, comme des thèmes mobilisateurs de nombreuses recherches du laboratoire.

 

A)  Les axes traditionnels

a) Axe agro-alimentaire :

 

L’axe agro-alimentaire devrait continuer à prendre de l’ampleur. Cela tient évidemment à l’importance sociale et économique de la matière à l’heure de la mondialisation de l’économie. Les politiques agricoles sont au cœur des négociations multilatérales dans le cadre de l’OMC et suscitent des tensions importantes entre  Etats ou unions régionales. L’articulation des résultats des négociations commerciales multilatérales avec les politiques communautaires et locales, l’étude des instruments juridiques de leur mise en œuvre, sont autant de domaines de recherches que le CREDECO explore. Certains chercheurs du CREDECO s’intéressent également au lien entre l’agro-alimentaire et l’environnement, notamment sous l’angle du traitement juridique des nuisances et pollutions générées par la filière agro-alimentaire .

De plus, la marchandisation du vivant qui touche directement l’agro-alimentaire (ce qui en soi n’est pas une nouveauté) s’accompagne de problématiques nouvelles en matière ago-alimentaire : normalisation, certification, indication d’origine, de provenance, propriétés intellectuelles. Ces questions sont abordées dans un cadre interne et international (droit comparé et droit du commerce international). Le domaine est propice aux analyses croisées avec des économistes.

 A tout cela, il faut ajouter les possibilités technologiques d’intervention sur le vivant (OGM notamment), qui posent .des problèmes de santé publique, de sécurité sanitaire, mais aussi d’appropriation du vivant par des droits de propriété intellectuelle (brevets, obtentions végétales,). Ces questions se trouvent au croisement des notions de propriété intellectuelle, de développement durable, de risques, mais aussi d’ordre concurrentiel ; c’est ainsi sous cet angle que le CREDECO les aborde. 

La spécificité des recherches entreprises dans ce domaine est donc réelle. Il s’agit d’un champ de recherches à la frontière du droit public (politiques agricoles communes, aides, subventions, protection de l’environnement…) et du droit privé (pratiques contractuelles des acteurs, certifications, indications d’origine, modes juridique d’appropriation du vivant), du droit interne (y compris communautaire) et du droit international (droit de l’OMC). La prise en compte des valeurs non marchandes (sanitaires, environnementales, sociales) à côté des enjeux purement économiques justifie l’existence de recherches complexes, à la fois pluridisciplinaires (droit, économie, sciences dures, association avec l’INRA) et de droit économique (analyse substantielle, ouverture aux sources non traditionnelles du droit).

Du point de vue institutionnel, le CREDECO est associé depuis plusieurs années à l’INRA comme équipe d’accueil.

 

b) Axe Services publics et concurrence

 

L’axe "service public et concurrence" s'intéresse à toutes les questions touchant aux rapports entre le service public et son droit, d'une part et la concurrence et son droit, d'autre part.

 

c) Axe  Urbanisme, environnement et régulation marchande

 

La régulation marchande est plus qu’un fil conducteur des études du CREDECO dans les domaines de l’urbanisme et de l’environnement. Il s’agit d’une thématique. L’analyse de droit économique de l’urbanisme et de l’environnement retire sa spécificité du fait qu’elle aborde ces domaines au regard des mécanismes de marché ; elle mesure l’incidence réciproque des uns sur les autres.

Dans le domaine de l’environnement, le CREDECO travaille essentiellement sur la mutation que connaît actuellement le droit de l’environnement, notamment quant aux instruments juridiques qu’il met en oeuvre. En effet, les études du CREDECO mettent en lumière le passage d’un droit de police (administrative) de l’environnement, à un droit économique de l’environnement. C'est-à-dire un droit de l’environnement qui met en œuvre des instruments juridiques relevant aussi du droit privé : contrat, responsabilité, concurrence. Voire de purs  « instruments  de marché », comme les quotas d’émission de gaz à effet de serre qui ont permis la création de bourses des « droits à polluer » ou encore l’émission d’obligations adossées à des contrats de réassurance pour faire face, aujourd’hui, aux catastrophes naturelles et, peut-être demain, aux catastrophes technologiques. L’une des spécificités du CREDECO vient de ce que sont menées des études de droit de l’environnement par des juristes ayant une formation de droit privé, donc sous un angle « privatiste », alors que le droit de l’environnement est habituellement plutôt traité par des juristes « publicistes ».

B) Nouveaux axes :

a) Sources du droit économique

 

Dès son origine, le CREDECO s’est singularisé par sa méthode : l’analyse substantielle ; mais aussi par l’originalité de certains de ses objets d’étude (parfois qualifiés par certains de « non juridiques » comme par exemple « l’ordre concurrentiel »).et par son approche théorique renouvelée de notions classiques (comme par exemple le contrat-organisation, la propriété « économique », la responsabilité du fait d’un « principe de précaution »). Parmi les domaines .dans lesquels l’apport du CREDECO est réel, les sources du droit tiennent une place particulière. Remettant en cause la radicalité de la distinction droit privé-droit public, mais aussi la présentation classique des sources du droit, les travaux du CREDECO ont montré dans le passé toute l’importance des sources privées du droit (les « pouvoirs privés économiques » selon la dénomination de G. Farjat), mais aussi des sources plus « mixtes » comme les Autorités administratives indépendantes. D’autres travaux de l’équipe notamment sur la « normalisation » (technique) ou la certification, mais aussi sur la lex mercatoria, ou encore sur l’arbitrage ou les modes alternatifs de règlement des litiges, ont souligné l’évolution contemporaine des sources du droit. Ce travail du CREDECO sur les sources rejoint pleinement l’étude plus générale du phénomène de la régulation juridique, dans les analyses récentes de l’équipe.. En réalité, ces travaux sur les sources sont au coeur de la dimension théorique des travaux du CREDECO . Il s’agit de l’étude de la liaison entre le contenu du droit et ses formes, notamment dans sa production et sa réalisation, si l’on veut bien admettre que les décisions des diverses autorités (juges, arbitres, autorités administratives indépendantes), mais aussi les acteurs privés (organismes de normalisation, praticiens…)  participent de la production du système juridique.

Le CREDECO entend poursuivre ses travaux sur les sources du droit qu’il identifie comme telles (sources formelles et informelles) en les inscrivant dans une perspective nationale, régionale et internationale. La production de droit par des acteurs privés, la mondialisation des catégories juridiques comme source de droit, et l’articulation entre ces différentes sources du droit constituent un axe à part entière du CREDECO.

 

b) Axe : Couplage droit-économie


Qui dit droit économique pense au couplage droit-économie. Le couplage droit-économie est pour un juriste de droit économique à la base des grandes évolutions que connaît le droit contemporain (dans toutes les matières en rapport avec l’activité économique). Il s’agit même de l’hypothèse fondatrice du CREDECO (Cf. supra).

Le droit économique, en étudiant les mutations des catégories juridiques sous l’influence de l’économie, ne fait pas du droit un serviteur de l’économie. Il vise au contraire à encadrer les mécanismes économiques en tenant compte notamment d’autres valeurs que la seule efficience économique : les valeurs non marchandes telles que l’environnement, le social, la santé, la culture, ou encore l’éthique. Le droit économique a ainsi pour objet la régulation juridique de l’activité économique. En outre, le droit économique offre un terrain propice aux travaux pluridisciplinaires.

 

Formations

Master 2 « Droit Economique et des Affaires »

Master 2
Mention "Droit Economique et des Affaires"

Spécialité professionnelle : Gestion juridique des risques et développement durable

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Master 2
Mention : Droit Economique et des Affaires
Spécialité professionnelle : Juriste d'entreprise

 

Master 2
Mention : « Droit Economique et des Affaires »
Spécialité recherche « Droit économique »

 

Master 2
Mention : "DROIT-ECONOMIE-GESTION"
Spécialité: JURISTE BANQUE ET FINANCE 

 

 

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